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18/05/17

 
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Réduction des risques en milieu festif : accompagner sans juger

Pour s’émanciper en tant qu’individu et socialement, chaque enfant ou jeune doit se confronter à certains risques. Encore faut-il que cela lui permette de s’épanouir. Le risque ne doit pas non plus aboutir à des situations sans retour.

Limiter les risques fait donc partie du quotidien des animatrices et animateurs socioculturels et des monitrices et moniteurs de la FASe. Un exemple ? L’action menée chaque année par la fondation en lien avec Nuit Blanche et la FEGPA dans le cadre de la Fête des vendanges (voir article ci-dessous). Cette célébration vinique autorise les jeunes à faire la fête et à consommer de l’alcool. Mais l’expérience doit être balisée, afin qu’elle ne dérive pas vers des risques graves: coma éthylique, accident de la route, relations sexuelles non protégées. A Russin, les TSHM de la FASe s’y emploient par le biais de la prévention et de la médiation.

Une approche née avec l’apparition du sida

C’est la nécessité de contenir la progression du VIH/sida chez les usagers de drogues qui est à l’origine du concept de réduction des risques. Celui-ci s’est ensuite élargi à l’ensemble des aspects liés à la consommation de substances psychotropes, légales ou illégales, et à d’autres thèmes.   

De nombreuses initiatives de ce type ont été développées dans le cadre de la FASe en partenariat avec d’autres institutions: participation à la définition d’un concept sanitaire cantonal de prévention dans les manifestations festives, mise à disposition de matériel ad hoc, accompagnement d’associations de jeunes dans l’organisation de concerts, notamment. 

Prévention par les pairs

Plus récemment, la FASe a mis en place d’une méthode de prévention par les pairs, où des jeunes sont formés pour aller au-devant d’autres jeunes pour leur proposer informations et bons conseils.  Là encore, il s’agit d’accompagner des personnes à travers la construction d’un lien, mais sans passer par la case du jugement moral.

Christophe Mani, directeur opérationnel de la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle

 
 
 
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Fête des vendanges de Russin: la FASe est active auprès des jeunes

Chaque année, des centaines de jeunes participent à la fête populaire organisée à Russin. Une équipe de TSHM est présente et permet de limiter certains excès grâce à un travail de fond

Ce sont deux jours de fête centrés autour des vendanges, qui chaque mois de septembre attirent - notamment - des centaines de jeunes à Russin. L’évènement, qui offre aux habitants de la Champagne un point de ralliement, peut aussi donner lieu à des débordements. C’est pour prévenir une consommation excessive d’alcool et des comportements à risques chez les jeunes que les organisateurs de ces agapes font appel depuis 2008 à la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle (FASe). Chaque année, elle dépêche une équipe de 4 travailleurs sociaux hors murs (TSHM) déjà actifs dans cette région dans le cadre du BUPP (pour Bus unité prévention parc). «Les jeunes sont contents qu’il puisse y avoir auprès d’eux un adulte bienveillant, qui en l’occurrence n’est ni de la police, ni de la sécurité», indique Nihed Tilouche, TSHM qui a déjà officié 8 fois à la Fête des vendanges.

Prévention et puis médiation

En début de soirée, l’équipe TSHM, qui arbore des T-shirts siglés BUPP, fait le tour des stands. «Nous nous baladons et échangeons des regards avec les jeunes. On discute et on leur demande notamment de ne pas abuser d’alcool. Plus tard, quand la fête a bien commencé, qu’il y a des gens vraiment éméchés ou que les esprits s’échauffent, nous passons à la médiation». Nihed Tilouche estime qu’en 2016, il connaissait entre 50 et 60 jeunes présents à Russin.  

«Ils désamorcent énormément de petites tensions» 
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La police et les travailleurs sociaux ont appris à relier leur action

La Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle et la police cantonale disposent depuis 10 ans d’un protocole de collaboration. L’objectif est le bien-être du jeune

«Il y a 25 ans, il existait encore une énorme méfiance entre policiers et travailleurs sociaux. Ce n’était pas positif pour les jeunes.». Parole de flic ! C’est Benoît Darbellay, numéro 2 de la Brigade des mineurs (BMin) à Genève, qui le dit. Il participait le 9 février à une formation interne organisée par La Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle (FASe) autour de ce thème en compagnie de son supérieur, Pierre-Alain Dard. «Désormais, les moustachus parlent aux barbus», a plaisanté le secrétaire général de la FASe, Yann Boggio, qui a rappelé que le but d’une collaboration entre ces deux métiers «est la création d’un maillage pour le bien de l’enfant et de la jeunesse.»

La bienveillance et la fermeté

Depuis 10 ans, la police cantonale genevoise et les animateurs et animatrices
socioculturel-le-s disposent d’un protocole, calqué sur le protocole créé pour les écoles. «C’est le plus avancé et le plus complet en Suisse», se réjouit Yann Boggio. Un groupe de suivi FASe/Police, qui inclut aussi la Fédération des centres de loisirs et de rencontres, se réunit régulièrement. Des signalements sur des situations à risques y sont échangés, notamment en cas de suspicion de maltraitance. La BMin peut aussi recevoir des informations de la FASe, par exemple si des travailleurs sociaux estiment que la police serait intervenue de façon jugée inopportune auprès d’un groupe de jeunes.

Dire stop à une situation grâce à la police
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Un triporteur a semé des graines de projets à Carouge Est

En 2015, la Maison de quartier de Carouge s’est rendue à l’est de la ville sarde avec un triporteur électrique. Cet outil a permis à la population d’exprimer ses préoccupations et de formuler des projets

«Le triporteur a été la tête de pont d’une action d’animation socioculturelle qui est en voie de pérennisation à Carouge Est.» Xavier Gilloz, animateur socioculturel à la Maison de quartier de Carouge, raconte avec enthousiasme l’opération qui a été menée à partir de 2015 dans ce quartier éloigné de sa base de travail.

«Il y avait à Carouge Est un public qui ne connaissait pas la MQ»

Situé entre l’Arve et la route de la Fontenette, l’endroit compte une majorité de logements sociaux et un taux de chômage plus élevé que la moyenne, selon les statistiques du Centre d’analyse territoriale des inégalités. Il est divisé en deux pôles: les immeubles du Val d’Arve d’une part et de l’autre, de toutes nouvelles constructions situées entre la route de Veyrier et le cimetière. «Il y avait à Carouge Est un public qui ne connaissait pas la MQ et donc qui ne bénéficiait pas de nos services», résume Xavier Gilloz.

«La Maison de quartier voulait quelque chose d’identifiable.»
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Légendes et copyright

Durant une tournée du BUPP (Image Anne Colliard);
Durant la formation Police (image FASe);
Le triporteur de la Maison de quartier de Carouge à Carouge Est
pour une chasse aux œufs (image MQ de Carouge).   

 

 
 
 
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